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 Quand les anges...

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Sakurette
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MessageSujet: Quand les anges...   Mar 24 Juil - 19:06

Prologue

Les éclairs déchiraient la nuit, le tonnerre donnait l'impression qu'elle gémissait de douleur. Pour certains, l'Apocalypse était proche. Pour d'autres, ce n'était seulement qu'un caprice supplémentaire de Mère Nature. La Terre, ses habitants et le Ciel avaient affronté pires situations, et celle-ci était loin d'être la plus catastrophique.

Pourtant, dans le cœur d'un nombre limité de personnes, ce pressentiment ressenti comme une sorte d'alerte avant chaque évènement marquant était là, niché quelque part au fin fond de leur âme. Ces personnes ne pouvaient s'en empêcher, c'était toujours plus fort qu'elles. La majorité de ces gens pensaient que ce pressentiment était plus qu'absurde, et reniaient ainsi cette sorte de « sixième sens . Les autres avaient appris à faire confiance à cet instinct hors du commun.

L' « instinct » réveillé, ils se mettent à l'abri et attendent sagement que la tempête passe. Lorsqu'il fut passé, ils s'empressent d'appeler leurs proches, par peur qu'il leur soit arrivé un accident. Une fois rassurés, ils reprennent le cours de leur vie, presque comme si rien ne s'était passé.

***


Ailleurs, plus loin, beaucoup plus haut...

Eux se disaient que les Humains étaient vraiment de pauvres petites créatures, faciles à manipuler. Ils pensaient aussi que seuls Eux étaient les véritables rois de ce monde. Eux, ce sont ceux que les « pauvres petites créatures » appellent à tort les Anges...

CHAPITRE 1 (1/2)

9h47. La première chose que voit Heley quand elle se réveille, c'est la projection murale de son réveil. Constatant qu'elle s'était réveillée un peu trop tôt à son goût, elle replongea sous sa couette, avec force grognements. Dix minutes passent, puis encore dix, puis finalement, une demi-heure, mais le sommeil semble avoir boudé la jeune fille. « Inutile d'insister,je ne me rendormirai pas. » pensa-t-elle. Repoussant ses draps grâce à ses jambes, elle se redressa et se leva, sans la moindre motivation. Elle se dirigea vers sa fenêtre, l'ouvrit puis resta un moment à regarder à l'extérieur, un doux souffle caressant son visage et donnant vie à ses cheveux. Elle aimait beaucoup de moment de la journée, car elle avait l'impression de s'envoler, de pouvoir redevenir une toute petite fille.

Sa méditation terminée, elle alla dans sa salle de bains, en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller son petit frère. Laissant choir son pyjama sur le carrelage, elle se détendit sous une douche brûlante, profitant ainsi de son dernier moment de calme et de solitude pour aujourd'hui. Pour achever cet agréable rituel, elle coupa net l'eau chaude, ne laissant qu'une eau froide et mordante sortir de la pomme de douche et ruisseler sur son corps. Puis elle ferma les robinets, s'enveloppa dans sa serviette de bains et se prépara à affronter la plus dure épreuve quotidienne que Dieu avait décidé d'imposer aux jeunes filles de quinze ans : affronter son reflet dans le miroir. Elle leva les yeux vers son double et ne put s'empêcher de pousser un soupir de désespoir : son visage ovale, dont la peau aurait pu être lisse si quelques misérables petits boutons avaient décidé de nicher ailleurs, lui paraissait plus « long » que d'habitude. Ses cernes creusaient son visage, lui donnant plus l'air d'être un zombie que d'une jeune collégienne. Elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi ses amis la trouvait belle. Peut-être que la seule chose qu'elle appréciait chez elle, c'était ses yeux. D'un vert...hypnotisant. De plus, elle avait l'extrême avantage d'avoir de longs cils fins. Si elle avait eu plus confiance en elle, elle aurait pu faire tourner toutes les têtes (selon les dires de sa meilleure amie). Mais s'il y avait une chose que Heley détestait, c'était les compliments. Pour elle, chaque parole agréable était forcément un mensonge, et elle avait eu un mal fou à le faire accepter à ses amis. Et encore, ceux-ci n'en faisaient qu'à leur tête, augmentant chaque fois un peu plus son malaise.

Bref, en se regardant dans sa glace, elle en venait toujours à réfléchir sur le mensonge, la vérité, les Hommes... Heley était comme ça, à dévier sur un sujet philosophique en partant de n'importe quoi.

Se souvenant soudainement qu'elle avait rendez-vous en ville avec sa meilleure amie, elle se précipita dans sa chambre et se planta devant son armoire. Deuxième étape cruciale dans la journée d'une jeune demoiselle : le comment-je-vais-m'habiller-aujourd'hui ? En regardant la tonne de fringues qui menaçait de s'écrouler sur elle si elle ne se dépêchait pas de faire rapidement son choix, Heley attrapa une jupe blanche et un top orange. Ce choix correspondait tout à fait à son humeur actuelle : contente d'être en vacances et ravie à la perspective d'aller faire les boutiques avec son amie. Une fois habillée, elle passa deux bracelets, un blanc et un orange, à son poignet et ses boucles d'oreilles des belles journées, à savoir deux tranches d'orange. « On va me prendre pour une bouteille de jus de fruits » pensa-t-elle amusée.

Après avoir « glossées » ses lèvres d'une jolie teinte transparente mais pailletée, elle saisit son sac à main et sortir de sa chambre sur la point des pieds. En passant devant la chambre de son petit frère, elle ne pu s'empêcher de jeter un coup d'œil à l'intérieur. Bien que plongée dans le noir, la tête blonde de Nathanaël se devinait, posée tranquillement sur son oreiller. Attendrie par cette scène, Heley rentra tout doucement dans sa chambre et une fois arrivée à hauteur de son petit front, elle se pencha délicatement dessus et y déposa un baiser furtif. Elle jeta un dernier regard à son « petit ange », et referma la porte comme elle était venue, sans bruit. Elle descendit dans la cuisine et, sentant son estomac crier famine, attrapa une pomme rouge sang. « Croque la pomme, Adam, Adam... » ne put-elle s'empêcher de fredonner. Son frugal petit-déjeuner avalé, elle écrivit une note à l'intention de sa mère expliquant qu'elle était sortie et qu'elle nerentrerait pas avant la fin de la journée. Elle posa le bout de papier en évidence sur la table à manger et quitta la maison.

Jamais elle n'aurait cru qu'elle aurait pu mourir dans son jardin. Face à elle se tenait la plus belle des créatures que la Terre ait jamais portée. A côté d'elle, Night, le héros de son livre favori, Heaven's Night, était réellement insignifiant. La « créature » était debout dans l'allée menant au portail. On eût dit... un ange, il n'y avait pas d'autres comparaisons possibles.

- Gabriel... murmura-t-elle.

Cela avait été plus fort, elle n'avait pas pu s'empêcher de prononcer ce prénom.

- Comment connais-tu mon nom ? répondit l' « ange ».

L'ébahissement de Heley allait grandissante, et son rythme cardiaque s'intensifiait à chacune de ses respirations.

- Je... Je n'en sais rien, c'est sorti tout seul.
- Tu es sûre que tu vas bien ? s'inquiéta le dénommé Gabriel. Tu es toute pâle, on dirait que tu vas t'évanouir...

Non, elle n'allait pas bien. Oui, elle allait s'évanouir. Tant de sensations inconnues se bousculaient en elle. Elle avait le vertige, et des souvenirs qu'elle n'avait jamais vécus remontaient du fond de son être. Il y avait comme des sortes des flashes, parfois anodins, innocents, mais parfois très violents, emplis de haine et de colère refoulées. La simple vue de Gabriel la bouleversait. D'ailleurs, comment avait-elle deviné son prénom ? Et que faisait-il dans son jardin ? Pourquoi semblait-il « briller » dans la lumière ? Elle aurait presque juré avoir aperçu des ailes faites de rayons de soleil dans sondos.

Puis tout se troubla. Elle vacilla. Se rattrapa de justesse. Leva les yeux. Ne vit personne. La jeune fille ne sut déchiffrer ce qu'elle éprouvait. De la tristesse, de la colère, de l'incompréhension ou du soulagement ? Elle ne savait pas, ne savait plus.

Elle hésita, ne sachant pas s'il était préférable qu'elle annule le rendez-vous avec sa meilleure amie. Mais il était programmé depuis tellement de temps, et les filles s'en faisait une telle joie qu'elle se dit qu'il valait mieux faire comme si rien ne s'était passé. Si son amie se posait des questions quant à son teint anormalement proche de celui de la porcelaine, elle prétexterai une nuit blanche. Le cœur serré, elle se rendit au café « Le Yankee », leur point de rendez-vous depuis toujours. Même si elle refusait de se l'avouer, elle souhaitait revoir l' « ange » au plus vite... Pour éclaircir certaines petites choses...
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Sakurette
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MessageSujet: Re: Quand les anges...   Mar 24 Juil - 19:12

9h47. Les Anges ne peuvent pas dormir. Gabriel n'échappe pas à cette cruelle loi. Lui aimerais pourvoir s'assoupir un instant, rêver, échapper à ses fonctions quelques heures, pouvoir se reposer, simplement. S'ils ne pouvaient pas dormir, les Anges avaient en revanche la possibilité de provoquer une sorte de coma. Dans ce « sommeil », il n'y avait strictement rien. Le vide. Le noir. Le néant.
Rien d'autre. La plupart d'entre eux ne voyaient aucune utilité au fait de se mettre volontairement « en pause ». Mais les autres le faisaient, de temps en temps, lorsque la Surveillance ne nécessitait pas trop de moyens. Gabriel se « réveillait » justement. Tournant la tête, il vit une enveloppe dorée posée à côté de sa Bible (une bonne farce, selon lui). Etonné de recevoir un si précieux courrier, il mit un certain temps à réaliser qu'il s'adressait à lui. Les enveloppes dorées, aussi appelées les Saints Messages, étaient ce qu'attendait tout Ange avide de promotion, de fayotage et de « cirage de pompes ». Elles étaient envoyées par Lucius, le Saint Chef, plus communément surnommé le « Big Boss ». A l'intérieur de ces missives figuraient un numéro, une date et un horaire. Le numéro correspondait à la salle dans laquelle le rendez-vous aurait lieu, la date, au jour du rendez-vous, et l'horaire... à l'horaire. Un retard de dix secondes maximum était toléré. Une de plus, et c'était le séjour forcé aux cachots du Paradis.

Gabriel reprit ses esprits et ouvrit donc l'enveloppe. « 666. 17/05. 9h50 ». Autrement dit, il ne restait lui restait plus que deux minutes pour se rendre à la « Hell's Room », salle 666, espérée mais pourtant si crainte par tous : la bureau de Lucifer en personne. Il enfila rapidement une longue robe blanche par-dessus son jean (aucun Ange n'aimait cette robe, mais par souci « d'équité », il avait été décidé que tous la porteraient par-dessus un pantalon de leur choix, tant qu'il n'était pas apparent) et se mit à courir dans l'immense corridor qui constituait l'aile des jeunes Anges encore sous apprentissage , tels que Gabriel. Par chance, la Hell's Room se trouvait justement au bout de ce corridor.

Essoufflé mais ponctuel, il frappa trois coups secs et brefs sur la porte portant le numéro 666. La voix grave et envoûtante du Big Boss répondit, invitant le jeune Ange à entrer. Gabriel souffla une bonne fois pour toutes. Tenta de faire le vide dans ses pensées. Peine perdue. Résigné, il abaissa la poignée et pénétra dans le bureau tant convoité. Il en eut le souffle coupé. Ici, tout était simple mais tellement empreint de la force de son occupant, comme si chaque meuble avait été taillé à même le corps de Lucius. La pièce était dans des tons sombres mais chaleureux : chocolat, bordeaux et orange sanguin. Le bureau du saint Chef, assorti à une petite bibliothèque pleine à craquer et à un modeste bar, était en acajou massif. Assis sur une chaise en cuir à haut dossier, le Big Boss attendait, tout sourire. Il pria alors Gabriel de bien vouloir s'asseoir, ce qu'il fit aussitôt.

« Tu te demandes sûrement pourquoi je t'ai fait convoquer, n'est-ce pas ? susurra-t-il.
- Pour tout vous dire je suis plus qu'étonné, Monseigneur . »


Le jeune ange parla d'une voix qui se voulait assurée – échec total.

«Tu es au courant que sur Terre, il naît tous les mille ans une personne capable de renverser la Surveillance et l'organisation des Anges tout entières ?
- Euh... Je veux dire, oui Monseigneur.
- Et bien, il y a quinze ans, cette personne est née, et dans deux mois, ses ailes se déploieront , lui permettrant ainsi le libre accès au Ciel. »


Gabriel ne voyait pas très bien en quoi cette histoire le concernait, mais contredire Lucius équivalait de loin à signer son arrêt de mort.

«Et si d'ici ces deux mois de délai, l'Elu n'a pas été éliminé, ce sera ta fin, ma fin – notre fin, continua le saint Chef. Tu comprends ce que je veux dire Gabriel ?
- Dans l'ensemble, oui. Mais une chose me tracasse. »


Ca y est. C'était lâché. Maintenant, Gabriel risquait sa vie.

« Ah oui ? Et quoi donc ?
- Sauf votre respect Monseigneur, je ne saisis pas pourquoi vous racontez toute cette histoire à un novice comme moi... »


Contre toute attente, Lucius éclata d'un rire cristallin, et pourtant inquiétant. « Ca y est, j'ai gaffé, je suis mort ! » pensa alors le garçon.

«Très bonne remarque mon garçon. La Surveillance peut être fière de
t'avoir dans ses rangs. Pour te répondre et mettre un terme à ton tracas, si je te dévoile des éléments aussi importants, c'est parce que nous avons détecté un petit nombre de personnes suspectées d'être l'Elu. Il est capital de le trouver et de l'éliminer avant le
déploiement de ses ailes !! s'emporta le chef.
- Mais pourquoi moi ?
-Parce que tu es une de nos meilleures recrues, et que l'humain que tu devras espionner n'est que d'un an ton benjamin. Je te rassure, tu n'es pas le seul à être chargé d'une mission similaire. Et puis, il est temps de prouver ce dont tu es capable, non ? »


Ainsi, Gabriel faisait partie de l'élite de l'Organisation. Ses Formateurs lui avaient souvent répété qu'il était doué quand il n'était encore qu'au premier
stade de croissance de ses ailes. Mais lui n'avait jamais aimé les compliments. Il préférait de loin qu'on lui donne des conseils qui lui permettaient d'avancer, plutôt que de le conforter dans son rôle de prodige charismatique.

« Ai-je le choix de partir ou non ? interrogea le jeune élite.
- Non. Le Conseil en a décidé ainsi, et tu ne peux t'y opposer.
- Puis-je au moins avoir des détails sur la personne que je devrai surveiller ?
-Non plus. Cette mission est également un test. Si tu la réussie, il y a
de fortes chances pour que tu sois augmenté, aussi bien sur le plan financier que sur le plan de la hiérarchie de l'Organisation. En revanche, si tu échoues, tu seras rétrogradé et tu devra quitter la Surveillance. Et comme nous voulons aussi juger ta capacité d'adaptation, je ne peux rien te révéler quant à ton ... protégé. »


Lucius avait une voix hypnotisante. Il était capable de changer le plus convaincu des hommes en une misérable marionnette uniquement à son service. Pourtant, elle n'avait strictement aucun effet sur Gabriel.

« Et je pars quand ? »

Il avait parlé plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu, mais il détestait par-dessus tout les missions terrestres, qu'il jugeait ennuyantes du fait du « manque d'intelligence » des Terriens.

« D'ici une heure. Tu ne resteras pas longtemps en bas, je te le promets. Cette fois-ci du moins. Aujourd'hui est une sorte de repérage, qui te permettras de... cerner ton humain, en quelque sorte.
- Est-ce tout ce que je dois savoir Monseigneur ?
- Oui, tu peux aller te préparer », répondit Lucius, un sourire trop éclatant pour la circonstance dessiné sur ses lèvres.

Après un rapide salut, Gabriel sortit du bureau. Un certain nombre d'Anges se tenait devant la porte. En l'apercevant, le groupe s'empressa de simuler une rencontre « inattendue et complètement improvisée ». Mais le jeune élite n'était pas dupe, et il douta alors de la confidentialité de la mission. « Bah...Après tout, si Lucius ne sait pas s'entourer, ce n'est pas ma faute »
pensa-t-il. Ignorant royalement les badauds, il se dirigea vers sa cellule pour enfiler des vêtements normaux et anodins. Il savait les Terriennes sensibles à son physique. Aussi, il préférait toujours porter des habits qui ne le mettait pas trop en valeur. Pourtant, il décida cette fois de faire une exception. Il attrapa une chemise blanche, ornée de fines rayures argentées, et, la boutonnant, laissa ouverts les deux premiers boutons (ce qui laissait entrevoir ses muscles parfaitement dessinés). Ensuite, il se décida pour un jean sombre, maintenu à sa taille par une ceinture noire à clous, et enfila une paire de tennis noires et blanches. Pour parfaire ce divin
ensemble, il accrocha à son cou une fine chaîne en argent, au bout de laquelle scintillait une magnifique croix, striée de dorures et s'ébouriffa un peu ses cheveux châtains clair, aux reflets miels et dorés, de sorte qu'il paraisse décoiffé mais sans l'être. Selon lui, cette épaisse touffe qui lui poussait sur le sommet du crâne était un défaut majeur. Malgré tous ses efforts, deux ou trois mèches rebelles lui tombaient sur ses yeux d'ambre, et les épis régnaient en rois incontestés. Mais la gente féminine (aussi bien mortelle que divine) paraissait beaucoup apprécier ce genre de coiffure, donc Gabriel n'était plus si désespéré que ça, en fin de compte.

Satisfait du résultat, il verrouilla la porte de sa cellule et se rendit à la salle
des Passages, qui lui permettra de gagner la Terre. A en juger les gloussements et les rougissements soudains des Anges féminins, il sut qu'il avait fait le bon choix vestimentaire. Tenant compte de la confidentialité nécessaire à cette mission, Lucius avait autorisé Gabriel à pouvoir accéder à la salle seul. Il entra donc dans cet ascenseur qui le mènerait à proximité de son « protégé ». L'air était frais à l'intérieur de la cabine ce qui lui fit du bien, et il en profita pour ouvrir un tout petit peu plus le col de sa chemise. Il avait hâte que cette mission soit finie. Lorsque le « ding !! » indiquant qu'il était arrivé à destination finale, il inspira un bon coup et sortit de la cabine. Il se tenait dans un petit jardin, bien entretenu. Il jeta un coup d'œil à sa montre (elle indiquait 10h07). Il entendit un bruit de porte que l'on referme derrière lui et se retourna. Même la plus belle des Anges n'arrivaient pas à la cheville de celle qui se tenait dans l'encadrement de la porte. Lorsqu'il remarqua qu'elle était troublée, il fit un pas en avant.

- Gabriel... murmura-t-elle.


Gabriel fut surpris qu'elle sache son prénom, encore plus devant la couleur de ses yeux.

- Comment connais-tu mon nom ? lui demanda-t-il.


Visiblement, elle n'allait pas très bien. Son teint légèrement hâlé était en train de virer à la couleur de la porcelaine, et son maintient se relâchait
au rythme de ses respirations (« gloss à l'orange » nota le jeune Ange)

- Je... Je n'en sais rien, c'est sorti tout seul.
- Tu es sûre que tu vas bien ? s'inquiéta-t-il alors. Tu es toute pâle, on dirait que tu vas t'évanouir...


Effectivement, elle allait s'évanouir. Elle vacilla mais se rattrapa de justesse. Gabriel préféra retourner là-haut, il jugeait qu'il avait provoqué suffisamment de chamboulements en cette Terrienne. Il déploya rapidement ses ailes et, d'un grand élan, s'envola dans le Ciel.

En un instant, il fut dans sa cellule. Il s'allongea sur son lit et ferma les yeux. Cette jeune fille était donc sa protégée. Il sourit à l'idée de devoir l'espionner à son insu, encore plus quand il se rendit compte qu'il allait la revoir souvent. « Elle a 15 ans, Lucius me l'a dit. Mais bon Dieu qu'elle est belle... ». Il fut plus que dérouté quand il constata que cette fille lui plaisait. « Je ne l'ai vue qu'une fois, et encore, c'était une catastrophe !! ». Gabriel repensa à cette impression qu'il avait eue en la voyant. Une impression de déjà-vu...


Voilààààààààààààààà le premier chapitre est posté ^^
Le deuxième est en cours d'écriture...
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Ayaya44
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MessageSujet: Re: Quand les anges...   Dim 14 Oct - 19:01

c'est génial!!! vivement la suite!!! Naruto clap Naruto content Naruto victoire
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Lkevin52
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MessageSujet: Re: Quand les anges...   Dim 14 Oct - 19:58

L'histoire d'élu ça me fait penser à Tales of Symphonia (mais je ne t'accuse en aucun cas de copiage^^ car ce n'est pas le cas)
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MessageSujet: Re: Quand les anges...   

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